Ces dernières semaines le gouvernement national a cherché des solutions pour freiner l’indice elevé des délinquants dans la capitale et les alentours. La présidente, Cristina Kirchner, a ordonné une lutte féroce pour faire mettre un terme à la hausse des délits qui reste inévitablement liée à la hausse de la pauvreté. Des actions coordonnées entre la police fédéral, et celle de la province de Buenos Aires, ainsi qu’avec la gendarmeríe des frontières, ont étées décidées. Les autorités étudient également la création d’une brigade spéciale pour combattre l’enlèvement express ou les délinquants enlèvent les victimes, les dévalisent et obtiennent de petites rançons de la part des familles. L’enlèvement virtuel est aussi trés repandu en Argentine, aprés avoir volé le téléphone de la victime les délinquants entrent dans son repertoire pour appeler un membre de sa famille et lui dire qu’ils detiennent le proprietaire du télephone, ce qui est en fait faux, pour obtenir une rançon.
Le sentiment d’insécurité à Buenos aires est partagé par la majorité des habitants, argentins comme étrangers. Beaucoup de fonds de commerces qui vendent de la sécurité se sont ainsi enrichis. C’est le cas pour le magasin francais Fichet de la calle lavalle, qui travaille avec particuliers et entreprises. Coffres forts portes blindées, systèmes d’alarmes et de vidéo surveillance sont exhibés dans les vitrines du magasin. L’entreprise francaise est implantée à Buenos Aires depuis près de vingt ans et son chiffre d’affaire ne cesse de grimper. Ses clients sont etrangers et argentins, issus des classes moyennes aux classes aisées, explique Caroline une des vendeuses. Elle ajoute que depuis la crise financière beaucoup d’argentins cherchent un moyen de mettre leur argent à l’abri car ils ne font plus confiance aux banque, les coffres forts sont souvent la solution à condition de sécuriser son domicile. Compter 4000 pesos pour une porte blinéee et entre 1000 et 2000 pour un coffre fort. Alain guillaume lui est garde du corps pour personnalité mais pour enfants aussi
Selon les dernières statistiques du laboratoire d’investigation sur les crimes de l’université de torcuato di tella 70% des vols avec violences sont commis sur la voie publique 51% d’entre eux impliquent l’usage d’une arme a feu. A buenos aires le sac a dos se porte sur le ventre, on mange au restaurant avec son sac sur ses genoux, on vous conseille de ne pas transporter beaucoup d’argent en liquide. Marie, touriste francaise, en a fait l’experience « J’étais à la terasse d’un café, un homme s’est approché et m’ a demandé un renseignement sur les bus, et quelqu’un a profité de cet instant d’inattention pour voler mon sac. » Elle explique qu’il y avait un policier à quelques mètres mais qu’il regardait de l’autre coté. « J’ai été le voir et il m’a dit d’aller au comissariat pour déposer plainte » Des policiers qui font mal leur travail à Buenos aires, il y en a beaucoup explique Daniel, jeune policier de 26 ans. « On court beaucoup de risques à etre policier à Buenos aires, ici les gamins de huit ans sont armés. Les policiers sont des pères de familles et ils ne veulent pas mettre leurs vies en danger en s’opposant au vol d’un sac » Ansi l’image de la police est mauvaise, « Quand je prends le bus et que je porte l’uniforme on me regarde avec mepris, j’ai honte. »
Selon la police criminelle argentine, ce premier semestre 2008, toutes les 60 minutes, on recensait dans tous le pays plus de140 delits avec violence. La délinquance en Argentine a beaucoup augmenté suite à la crise économique, qui a plongé près de 36,5 millons de personnes, sous le seuil de pauvreté.