Selon la loi du 17 janvier 2002, “Aucune personne ne peut se voir refuser un emploi ni même la location d’ un logement en raison de son origine (…), son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion.”
Laetitia, 26 ans, est juriste à Paris pour “Ligue contre le Racisme”. Elle a observé qu’ “A Paris, la loi est sévère contre les discrimminations. En province, les juges commencent à l’appliquer mais il reste du travail. Il nous parvient régulièrement du courrier et des coups de fils anonymes dénonçant des agences immobilières, mais les victimes portent rarement plainte.”
Quel parcours pour un client de l’agence X, implantée à Nice ? Frais d’agence acquittés, la recherche d’appartement peut démarrer. “Vous allez avoir accès à tout nos fichiers” garantit-on au client, dans la fameuse agence X de la côte d’azur. Faux, en réalité les références des locations sont exclusivement réservées au personnel, intermediaire entre propriétaire et client. Que se cache t-il derrière l’écran pour que les informations restent confidentielles? Sur son PC, l’employé à l’acceuil fait défiler la liste d’appartements à vitesse grand V. Sélection, impression, un simple clik et le client se retrouve avec entre les mains une liste d’appartements qui s’étend sur plusieurs pages. Sur quels critères se fait la sélection?
Un signe distinctif pour les étrangers
Nous avons rencontré Mme Maccagno, 92 ans, dont le studio figure sur la liste des appatements. Elle est bavarde. Lors de la visite elle vante les mérites de son bien “emplacement plein centre” et les inconvénients“le nombre d’immigrés de plus en plus important”. Elle a déjà loué “à des marocains qui ont quitté le studio en emportant les meubles, mes meubles”. La vieille dame reconnaît ne plus faire confiance aux gens de couleurs. Elle atteste que l’agence X est au courant. On lui aurait parlé “d’un petit signe distinctif sur le dossier des immigrés”. Pour en savoir plus sur ce petit signe, nous contactons l’agence X sous une fausse identité d’un propriétaire, qui refuse de louer aux personnes de couleurs. Au bout de quelques minutes d’entretien téléphonique : ”Vous savez on à l’habitude. Ne vous inquiétez pas on à un code spécial.” Concactée à nouveau à seulement quelques heures d’intervalles à la question “Accepteriez vous de louer un appartement à un propriétaire qui refuse les locataires immigrés? ” Elle répond avec tant de conviction qu’on la croirait presque si elle ne nous avait pas dit le contraire justa avant: “Non, bien évidemment je refuserais de telles conditions”
“Les agences sont prises entre le marteau et l’enclume. Obligées d’accepter les conditions des propriétaires, elles ont des charges à payer à la fin du mois et ne peuvent pas se permettre de refuser des appartements.” déclare la directrice de l’agence d’information et du logement de Nice.
La discrimmination, elle connaît. “Aprés la destruction d’un quartier sensible de Nice, il a fallu reloger les gens. Ce fut trés difficile car la plupart était d’origine étrangère et les gens ne voulaient pas d’eux dans leurs immeubles.” Selon elle les propriétaires sont si réfractaires à l’idée de louer à des locataires d’origine étrangère par peur qu’ils paien tmoins bien leur loyer, qu’ils aient beaucoup d’enfants et qu’ils fassent du bruit. Et d’aucun n’affirme que c’est du racisme?
daniol97 a dit,
décembre 17, 2007 à 8:15
Je fais un article sur les discriminations de certaines personnes qui sont à la recherche d’un logement. Ton article m’a forcément intéressé.